Mercredi 25 juin 2008
Les allaitements de Marie-Aude

Tout a commencé il y a 3ans 1/2 avec Ambre : 3.540kg à la naissance, accouchement express, pas le temps d’avoir mal (ou presque !). J’avais décidé d’allaiter, sans me mettre la pression, en me disant que si ça ne marchait pas l’important était que le bébé aille bien.

Bébé était en bonne santé mais c’était mon 1er , beaucoup de stress, peur de ne pas y arriver, fatigue et pas vraiment d’entourage pouvant me conseiller; et voilà les 10% fatidiques de perte de poids(par rapport au poids de naissance). Ambre avait de plus en plus de mal à prendre le sein car elle avait très faim et s’énervait trop. Alors déploiement de la panoplie de sauvetage : Tire-lait, complément de lait, réveils réguliers pour la faire téter et une équipe géniale toujours calme, présente et surtout confiante ! Et ce qu’on désespérait de voir arriver arrive : le lait ! Et là, tout repart dans l’autre sens, courbe de poids et moral remontent.

Je suis très reconnaissante à l’équipe de la maternité d’avoir respecté mon souhait d’allaiter, de m’avoir soutenue jusqu’à la réussite et d’y avoir cru(souvent plus que moi). Ensuite j’ai commencé à aller aux réunions de l’association ALLAITER SIMPLEMENT, ce qui m’a permis un allaitement serein  et d’avoir de bons conseils pour trouver le moyen qui me convenait pour continuer à allaiter tout en travaillant. J’ai allaité Ambre jusqu’à ses 14 mois, jusqu'à ce que je tombe à nouveau enceinte et alors la fatigue du début de grossesse et le travail ont fait que j’ai eu moins de lait (je le sais car je n’arrivais plus à tirer de lait à mon travail). Alors elle a tété de moins en moins puis, un jour, elle a arrêté. Cela tombait très bien, je voulais qu’elle laisse la place au bébé à venir et ça c’est fait naturellement sans les désagréments d’un sevrage « forcé ».

L’histoire continue, aux  21 mois d’Ambre, naissance de Malo, 4.250kg. Accouchement idéal comme pour Ambre, aucun problèmes, tout va bien !

Je suis persuadée que ça va aller, j’ai déjà allaité, je ne suis pas stressée, l’accouchement ne m’a pas trop fatiguée (car assez rapide) et c’est un gros bébé ! Il tète d’emblée très bien, est plutôt calme, tout va donc très bien. Et patatras, re-10% de perte de poids, on va compléter ! Je ne comprends pas, un gros bébé comme ça, compléter si rapidement…Tout s’effondre, je revoie toute la panoplie (tire-lait, complément,…). Evidemment, ça ne tombe pas au bon moment, baby-blues oblige. J’ai beau savoir que la 1ère fois ça a tout de même marché, je suis démoralisée. Je voulais y arriver toute seule, je me sens dépossédée de mon bébé et je regrette un peu qu’on ne m’ai pas proposé, ou à mon mari, de lui donner le complément. Deux compléments et une nuit plus tard, la courbe est remontée, avec mon moral bien sur. Avec le recul, je pense qu’on aurait pu éviter les compléments de lait de vache (il y a quand même pas mal de risques d’allergie pour la suite). Si j’avais été dans mon état normal, c’est à dire avec un taux hormonal classique, pas fatiguée, ne venant pas d’accoucher en fait! J’aurai refusé le complément, j’aurai pris Malo dans le lit avec moi on aurait fait du peau-à-peau pour stimuler la lactation et je l’aurai mis plus souvent au sein. Cette fois-ci j’ai fait un peu trop confiance au personnel et pas assez à mes capacités et mes connaissances maternelles et, pas de chance, ce n’était pas la bonne personne qui travaillait ce jour là. Je suis sûre qu’elle n’avait que des bonnes intentions seulement elle n’a pas cherché à connaître les miennes et a choisi pour moi ce qui était le plus simple et le plus sur pour elle.

Passés ces débuts difficiles, j’ai eu des allaitements de rêve, certainement grâce à mes participations aux réunions de mères de l’association. Entendre les difficultés des unes et les « trucs » des autres m’a certainement permis d’éviter pas mal de désagréments et m’a conforté dans l’idée que l’allaitement  est la meilleur chose à offrir à un tout petit lorsqu’il arrive au monde. Au fil du temps ça devient facile et naturel, c’est un immense bonheur que de partager cela avec le bébé mais aussi avec le papa et la grande sœur qui sont les meilleurs soutiens qu’on puisse trouver.

Marie-Aude, maman d’Ambre 3ans1/2 et Malo 21mois.

Aujourd’hui, Malo tète toujours de temps à autre, à 21 mois  je pense qu’il va bientôt arrêter et passer à autre chose. J’aurai certainement un petit regret lorsque ce sera fini mais c’est avec plaisir que je l’aiderai à grandir et à continuer son chemin, sachant que je lui aurai donné le meilleur pour débuter !

Par julie LEBRERE - Publié dans : Mon allaitement
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